Deshaies  est un charmant petit village de pêcheurs  de l'archipel de Guadeloupe situé au Nord-Ouest de la Basse-Terre. Son bourg avec ses cases créoles est niché au fond d'une baie protégée par la montagne.

Son histoire connue remonte à partir du XVIIe siècle, à l'époque des 1ers colons. Selon l'anecdote, le marin gênois aurait même fait halte dans la baie et se serait approvisionné en eau dans la rivière.

Des hayes faisait alors partie de la paroisse du Grand Cul de Sac qui s'étendait sur les communes actuelles de Pointe-Noire, Deshaies, Sainte-Rose, Lamentin et Baie-Mahault. Selon les archives de 1671, Deshaies comportait 24 habitations, dont celle de Mr Potherie qui avait construit un moulin et une sucrerie à l'emplacement du bourg actuel. Le nom de Des Hayes viendrait d'un autochtone qui donna son nom à la rivière et l'anse du bourg.

Lors de la crise sucrière de 1686, l'économie déclina. Confrontée aux attaques fréquentes des anglais, des pillages des pirates, l'endroit se dépeuplait peu à peu. Ainsi les habitants qui restèrent se tournèrent vers les cultures vivrières et le petit élevage. Le centre de la paroisse n'était pas à l'endroit actuel, c'est Grande Anse qui fut au  XVIIe siècle le centre religieux et administratif.

Ce n'est qu'en 1730 que le bourg s'établit dans l'Anse de Des Hayes, il fut décidé d'y construire une église  qui était alors facilement accessible par canot.

Le XVIIIe siècle fut marqué par de multiples invasions de corsaires, de guerres avec les anglais. Devant ces attaques et pillages à répétition, le quartier restait isolé, c'est ainsi que les milices furent formées et des points de défense créés au Gros Morne, à la Pointe Batterie et à la Pointe Ferry. (on peut encore y voir les canons de la Pointe Batterie et du Gros Morne)

A la fin de l'ancien régime, la masse la plus importante était constituée de 726 esclaves contre 137 blanches et 54 couleur libres.

En 1789, c'est la Révolution française et l'ère Napoléonienne fut au contraire préjudiciable au developpement de deshaies. Dès 1803, Deshaies subit de nouvelles attaques des anglais avec la bataille navale . Les pillages qui s'ensuivirent l'année suivante ainsi  que les épidémies et fièvres des marais qui se succédèrent provoquèrent un fort exode de la population. Ainsi en 1822, le territoire ne comptait plus que 494 âmes.

L'abolition de l'esclavage en 1848 modifia radicalement les rapports sociaux. La commune vécut quelques périodes de fortes tensions entre propriétaires et ouvriers. La commune du fait de son enclavement était particulièrement marginalisée jusqu'à la 2eme guerre mondiale. Deshaies était presque exclusivement tournée vers la mer, transportant vers Basse-Terre en canot à voile traditionnelle le charbon de bois produit sur place. Cette situation la prédisposait aux métiers de la mer.

"La côte sous le vent reconnaissante" est l'inscription qui sera portée sur la borne commémorative de l'ouverture de la RN2 en 1957. Cette RN2 relie Deshaies à son environnement naturel et administratif. Le désenclavement routier fut fatal au transport maritime.

Deshaies y trouva alors une opportunité pour développer des atouts porteurs pour l'avenir : l'économie touristique.

Dans les années 60 s'ouvre l'actuel hôtel Langley Fort Royal construit sur un ancien site de défense à la Pointe du bas Vent.

Cette industrie touristique a permis la création de multiples activités complémentaires ( base nautique, pêche sportive, randonnée, plongée sous marine...) ainsi que le developpement d'un tourisme de croisière qui fait de Deshaies une destination touristique mondialement appréciée.

 

 

Carte de Guadeloupe
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Deshaies, "havre de paix"

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